LA VILLE DOIT-ELLE PRENDRE DE LA HAUTEUR ?
- Certains s'étonnent de constater que le PLU permet à la ville de construire plus en hauteur. Une tour à Montaudran a même été envisagée, et avouons le, elle semblait belle et de structure écologique.
- A Borderouge Nord, hors modifications de dernière minute, logements, hôtel, résidences étudiantes, et bureaux seront de hauteurs variables, de R+2 soit 11 mètres pour certaines à R+6 26,5 mètres pour d'autres pour créer un effet 'ville'.
Sur toutes les ZAC, comme sur les projets privés les constructions seront plus élevées. Le foncier sur la ville devient rare, les campagnes s'éloignent, les déplacements coûtent chers.
- Les habitants de Borderouge nous interrogent régulièrement sur ces sujets. Nous ne pouvons répondre que dans le cadre de l'intérêt général. D'ou ce thème interactif sur notre blog.
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VOICI DES THEMES DE REFLEXION
Pourquoi Toulouse à l'instar de toutes les villes d'Europe voit ses constructions s'élever ?
- Toulouse a le syndrome du Mirail qui fût pourtant une idée généreuse dans son concept imaginé par les équipes socialistes de Bazerque dans les années 70. Vouloir créer des 'rues' de déambulation à chaque étages était louable. Sans commerce, artisans, activités, loisirs, culture, tel qu'une rue de village ou de ville, c'était courir à l'échec, se fût un échec. Toutes les villes en ont connu.
- Dans les années50 à 80 Toulouse s'est étalé comme un gros village avec des secteurs pavillonnaires sur un foncier large puisque équivalant à celui de Paris. A côté, le Mirail et quelques immeubles épars donnaient peu de crédit esthétique aux bâtiments de hauteur. La ville de Lyon, la première sans doute, a su débuter avec le quartier gare, des constructions de qualité.
Le refus de certains de voir Toulouse s'élever serait-il dû aux hésitations et aux erreurs du passé dans notre ville?
- La norme HQE (haute qualité environnementale) s'impose à Borderouge Nord. Paris a adopté le label Effinergie, l'Allemagne le Passivhaus, la Suisse le Minergie, tous exigent aux nouvelles constructions du -de 50 kWh/m²/an (déjà le -de 15 kWh/m²/an est évoqué, voire "l' énergie zéro").
Notre habitat pavillonnaire ancien (2,3 milliards de m² en France) en est loin avec 250 Kwh/m²/an. La thermographie des zones concernées nous montre à quel point elles sont énergivores (23% des émissions de CO² de notre pays). La mise aux normes 50 de ces pavillons est estimée à 600 milliards d'Euros pour l'isolation.
- Avec vos avis, l'approche du CQB que nous voulons développer à l'élu chargé de l'urbanisme quand il acceptera notre demande de rendez-vous, est que nous souhaitons pour notre quartier des transports, espaces verts, commerces, entreprises, bureaux, activités, culture. Si ces éléments sont réunis, la hauteur des constructions de R+2 à R+6 devrait s'intégrer, sans gigantisme évidemment.
L'élue à la culture Nicole Belloubet a déclaré vouloir s'inspirer pour la culture de la politique menée à Barcelone pour l'aménagement 1/3 logements, 1/3 activités, 1/3 culture. Le CQB soutient tout à fait cette démarche.
Pourquoi faut-il densifier la population de Toulouse, qui avec 3818 habitants/km² à la densité la plus faible des grandes villes européennes ?
- L'étalement de l'agglomération nous coûte à tous très cher, en transports privés comme en transports collectifs. Pour se déplacer individuellement il nous faut des routes, toujours plus de routes. Pour se déplacer collectivement notre Métro sort de la ville, les études de tramways incluent l'agglomération, les lignes de bus Tisséo chevauchent souvent celles du département. Toujours plus loin, toujours plus cher, toujours plus de difficultés à se déplacer.
- Le confort de vie recherché par les familles en 2ième ou 3ième ceinture se perd par l'éloignement des centres culturels, en durée et coût de transport, en agrément de vie. Si les quartiers étaient réellement vivants, disposant d'espaces verts, de centres commerciaux, d'activités professionnelles et associatives, de centres culturels, de véritables centres de ville par grands quartiers reliés entre-eux en étoile autour du centre de Toulouse, les populations auraient envie de rester.
Sinon les quartiers restent des dortoirs sans attraits, au mieux des villages sans campagne ou des villes sans leurs avantages.
- Les coûts d'infrastructure des transports deviennent un gouffre financier qu'il nous faudra payer.
Les populations en s'éloignant de Toulouse restent proches des axes routiers le long des autoroutes, ou des routes nationales et départementales, les surchargeant de plus en plus.
Les transports en commun ne peuvent pas dans de nombreux cas remplacer la voiture. Les TER pallient en partie aux besoins, mais les coûts d'investissement grimpent de façon vertigineuse. Les lignes de bus allongent elles leurs parcours en zigzaguant pour couvrir les zones d'habitat, et deviennent dissuasives de fait dissuasives en durée de transport.
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Nous nous doutons bien que certains soit catastrophés de nous lire, qu'il serait plus aisé pour nous de dire continuons chacun à construire notre pavillon. Mais il faut prendre conscience que la ville de Toulouse croit de 7 560 habitants/an et l'agglomération de 12 000.
Avant de formuler vos avis prenez connaissance des cartes réalisées à l'AUAT (agence d'urbanisme le l'agglomération toulousaine), vous verrez que la poussée urbaine de Toulouse va au Sud-Ouest jusqu'à Carbone, au Sud par la RN20 à Auterive, au Nord à Fronton, à l'Ouest à Saint-Lys, à l'Est à Montgiscard et Baziège.
Vers 2025, même en réagissant aujourd'hui, l'agglomération toulousaine s'étendra de 75 km du Nord au Sud et de 45 km de l'Est à l'Ouest, pour seulement 1 500 000 habitants prévus.
Aucune ville ne s'étend si loin avec si peu de densité de population
1ière carte: Les zones d'expansion urbaines dans les PLU des villes de l'aire urbaine. C'est de fait l'implantation prévue des population
2ième carte: La tache urbaine, c'est l'aire urbaine actuelle d'1 million d'habitants. Ces zones en bleuté sont plus parlantes que des chiffres?
3ième carte: La carthographie de l'occupation des sols actuelle de l'aire urbaine identique à la tache urbaine en N°
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4ième carte: Les 4 secteurs territoriaux montrent ici que les limites du département sont dépassées et nécessitent surement une autre approche territoriale
5ième carte: L'aire métropolitaine de la zone d'attraction de Toulouse dépasse la Région avec une influence en Languedoc-Roussillon
6ième carte: Etude d'un projet d'organisation en pétales autour de petites villes centrales du pôle urbain ou celles identifiées à la couronne périurbaine